Mise aux normes, remplacement de tableau, ajout de prises, dépannage : un devis d'électricien se construit sur des dizaines de références — appareillage, disjoncteurs, câble, gaines — plus la main-d'œuvre et le déplacement. De tête, on en oublie toujours une, et une ligne oubliée n'est pas un détail : c'est de la marge en moins sur un prix déjà annoncé, qu'on ne peut plus reprendre. La méthode qui suit part d'une base déjà prête et compose le devis point par point, devant le client.
Un catalogue d'électricité déjà en place, pas une feuille vierge
Votre catalogue démarre pré-rempli avec les prestations et fournitures courantes du métier — mise aux normes, remplacement de tableau, appareillage, dépannage — que vous alignez une seule fois sur vos tarifs. Ensuite, sur place, chaque ligne se pioche depuis le téléphone au lieu de s'écrire à la main. Le fonctionnement détaillé de cette base est décrit dans le guide du catalogue prêt par métier, en « Lire aussi » ci-dessous.
Compter les points, pas seulement les appareils
Ce qui rend un devis électrique juste, c'est l'unité de comptage. Un chiffrage propre ne compte pas « des prises » mais des points : chaque prise, chaque interrupteur, chaque point lumineux (DCL) est un point à part entière, avec son appareillage, sa longueur de câble et son raccordement au tableau. Le câble, justement, se chiffre au mètre linéaire — et c'est le poste le plus sous-estimé : le tirage dans les combles ou les cloisons fait vite doubler la longueur qu'on estimait depuis le sol.
Au tableau, l'unité change encore : on raisonne en modules. Chaque disjoncteur divisionnaire, chaque interrupteur différentiel 30 mA, le parafoudre s'il est requis, occupe des modules qu'il faut lister un par un. Un circuit ajouté, ce n'est donc pas une prise seule : c'est un point, ses mètres de câble et le module qu'il mobilise dans le coffret.
Les trois familles de lignes à ne pas mélanger
L'erreur classique n'est pas de se tromper sur une référence : c'est de ne compter que le matériel visible. Un devis d'électricien complet tient sur trois familles, chacune avec sa propre unité :
- Les fournitures, comptées à l'unité qui leur va : le tableau et ses modules, l'appareillage au point, le câble et les gaines au mètre — autant de lignes que de références.
- La main-d'œuvre, chiffrée au temps de pose et de tirage, à part du prix du matériel.
- Le déplacement, une ligne à part entière, pour que l'intervention soit couverte, pas absorbée dans la marge.
« Et si on fait au plus simple ? » — deux niveaux, un seul devis
Sur une mise aux normes ou l'ajout d'un circuit, le client demande souvent la version minimale. Plutôt qu'un second devis le soir, vous portez deux niveaux dans le même document — une remise en sécurité essentielle d'un côté, une mise aux normes complète de l'autre. Le client compare les deux prix côte à côte et tranche sur place, sans que rien soit ressaisi.
Faire signer avant de replier l'escabeau
Le devis monté devant le client se signe dans la foulée : il valide sur l'écran du téléphone, ou reçoit un lien pour signer à distance s'il veut d'abord en parler. Le détail de la signature sur place et du lien à distance est traité dans l'article dédié ; l'essentiel ici, c'est de ne pas repartir sans un accord — ou un devis en attente clairement suivi.
Du devis signé à la facture, sans reprendre le tableau
Le devis accepté devient facture en un geste, mêmes lignes et mêmes montants — rien à retaper. Le matériel avancé au comptoir se rattache à la dépense au fil de l'eau, une photo du ticket suffit (à partir de l'offre Pro). Le circuit va du chiffrage sur place à la facture puis au paiement rapproché, sans double saisie ; le passage devis → facture est détaillé dans son propre article.
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Le devis d'électricien chiffré sur place, signé et facturé sans ressaisie : découvrez la page dédiée aux électriciens. Logiciel de devis pour électriciens →