C'est la situation la plus courante du métier, et la plus mal outillée : vous êtes venu pour une panne, vous repartez avec deux sujets. Le premier est réglé — le courant est revenu, le client est content, ça se facture. Le second n'a été ni demandé ni décidé : le tableau d'origine, la ligne qui alimente trop de choses à la fois, la protection qui n'est plus au niveau du reste. Le réflexe est de le dire à l'oral en rangeant l'escabeau. Trois semaines plus tard, personne ne s'en souvient — et quand ça resaute, la conversation recommence de zéro.
La facture du jour ne porte que ce que le client a accepté
La tentation est de tout mettre dans le même document, pendant qu'on y est. C'est justement ce qu'il ne faut pas faire : le client a accepté un dépannage — un déplacement, un diagnostic, une remise en service — pas des travaux qu'il découvrirait sur la facture. Cette facture-là se génère depuis l'intervention avant même de quitter le palier, avec le bon taux de TVA et l'échéance qui correspond au client ; le règlement s'enregistre dans la foulée s'il paie sur place. Le dépannage est alors clos, proprement, et ce qui reste à décider ne pollue pas un document déjà accepté.
Ce que vous avez vu dans le tableau ne se garde pas dans la tête
Entre le moment où vous refermez le capot et celui où vous chiffrez au calme, il se passe une journée entière de chantiers. Ce que vous avez constaté s'écrit donc tout de suite, en note interne sur l'intervention : ce qui est en place, ce qui manque, ce qui ne tiendra pas une saison de plus. Cette note reste pour vous — elle n'apparaît sur aucun document envoyé au client. Le soir, vous ne chiffrez pas de mémoire : vous relisez vos propres mots, écrits devant le tableau ouvert.
- Ce qui a causé la panne, et ce qui la fera revenir si rien ne bouge.
- Ce qui se reprend en une intervention, et ce qui demande une coupure plus longue.
- Ce que vous avez annoncé de vive voix au client : il s'en souviendra autrement que vous.
Deux temps, deux documents, une seule intervention
Une même intervention porte plusieurs documents : la facture du dépannage réalisé, puis le devis des travaux proposés. Vous n'ouvrez pas un second dossier pour le même logement et le même client — tout reste au même endroit, dans l'ordre où c'est arrivé. C'est ce qui rend le rappel du client immédiat à traiter : vous retrouvez l'intervention, la facture déjà réglée, la note de constat et le devis en attente sans avoir à reconstituer l'histoire.
Un devis que le client n'a pas demandé se relance autrement
Une proposition qui arrive après coup ne se traite pas comme un devis attendu : le client n'a pas de date en tête et rien ne le presse tant que le courant revient. Envoyez-le par lien — vous voyez ensuite s'il a été ouvert, ce qui n'est pas la même information qu'un silence total. Donnez-lui une durée de validité franche, parce que les fournitures d'un tableau ne se figent pas six mois. Et retrouvez-le, non pas dans vos e-mails envoyés, mais dans la liste des devis restés sans réponse, qui est faite pour ça.
- Le devis a été ouvert et rien n'est venu : le sujet est le prix ou le calendrier, pas l'oubli.
- Il n'a jamais été ouvert : c'est un appel, pas une remise de prix.
- La validité est passée : la reprise repart du devis existant, avec les tarifs du jour.
Quand ça resaute, vous n'avez rien à reconstituer
Le rappel arrive souvent des mois après, un soir, avec la même phrase : « c'est reparti comme la dernière fois ». À ce moment précis, votre position dépend entièrement de ce que vous avez écrit le premier jour. Le constat est daté, le devis existe, et le client peut voir que le problème avait été annoncé avant de se répéter. La conversation ne porte plus sur ce que vous auriez dû dire : elle porte sur une proposition déjà chiffrée, qu'il s'agit seulement de remettre au prix du jour.
Facturer le dépannage sans y glisser autre chose, écrire le constat sur l'intervention plutôt que de le retenir, laisser le devis de reprise vivre son temps dans une liste qui le garde : trois gestes de quelques secondes qui transforment une remarque faite en partant en un chantier réellement chiffré.
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Un dépannage qui débouche sur un chantier reste un seul dossier : la page électricien montre comment la facture du jour et le devis de reprise cohabitent sans ressaisie. Logiciel de devis pour électriciens →