Vous avez fait signer un devis, tout est calé — et puis la situation bouge. Le client veut ajouter une prestation, retirer une ligne, ou le diagnostic sur place révèle des travaux en plus. Le devis signé ne correspond plus à ce qui sera réellement fait. Le réflexe serait de le rouvrir et de retoucher les lignes : c'est précisément ce qu'il ne faut pas faire à la légère, car la signature du client porte sur un montant et un contenu précis.
Un document signé ne se corrige pas en douce
Une signature engage : elle dit que le client a accepté ce devis-là, avec ces lignes et ce total. Modifier discrètement le contenu après coup rendrait la signature fausse — elle ne correspondrait plus à ce qui a été accepté. En cas de désaccord plus tard, c'est vous qui seriez en difficulté, avec un document signé qui ne reflète pas l'accord réel. Quand le périmètre change, la réponse propre est l'avenant : une nouvelle version, re-signée.
- Une signature vaut pour un contenu et un montant donnés — pas pour une version modifiée après coup.
- Changer les lignes en silence, c'est se retrouver avec un accord signé qui ne dit plus la vérité.
- Quand les travaux évoluent, on repart sur une nouvelle version que le client re-signe.
Réviser le devis : la signature archivée, le devis rouvert
Sur un devis signé, l'action de modification devient « Réviser le devis ». L'application prévient clairement avant d'agir : la signature actuelle sera archivée et le devis redeviendra modifiable — le client devra re-signer la nouvelle version. Vous confirmez, le devis repasse en état modifiable, vous ajustez les lignes, puis vous le renvoyez en signature comme la première fois.
- Le devis quitte l'état « signé » et redevient un devis modifiable : vous corrigez librement les lignes.
- L'ancienne signature est mise de côté, pas écrasée : l'application la conserve avant de rouvrir le document.
- Une nouvelle date de validité s'applique, selon la durée que vous avez réglée dans vos paramètres.
- Une fois révisé, vous le renvoyez au client, qui signe la version à jour — l'avenant.
L'ancienne signature n'est pas perdue
Réviser ne veut pas dire effacer l'historique. Avant de rouvrir le devis, l'application archive la signature précédente — qui avait signé, quand, depuis quelle adresse — avec la date de la révision et son auteur. Vous gardez donc la trace de l'accord initial en plus de la nouvelle version : si un client conteste, vous pouvez montrer que la première version avait bien été acceptée, puis révisée.
Réviser un devis ou émettre un avoir : deux moments
Tout dépend d'où en est le document. Tant que c'est encore un devis — même signé —, on révise : on rouvre, on corrige, on fait re-signer. Une fois le devis converti en facture, on ne le révise plus : une facture émise se corrige par un avoir, pour respecter la numérotation continue. La règle tient en une phrase : avant la facture, on révise le devis ; après, on émet un avoir.
La révision reste encadrée. Un intervenant ne peut réviser que les devis qui sont les siens, tandis que l'administrateur garde la main sur tous. Et chaque entreprise ne voit et ne révise que ses propres documents — jamais ceux d'une autre.