Le moment où l'on transmet sa comptabilité au comptable est rarement le plus agréable de l'année. On rassemble les factures, on vérifie qu'il ne manque rien, on renvoie un tableur monté à la main ou un paquet de PDF. En face, le comptable ressaisit — et chaque ressaisie est une occasion d'erreur, un aller-retour, du temps facturé. Le bon réflexe, c'est de ne jamais faire retaper ce que votre logiciel connaît déjà : lui donner un fichier qu'il importe.
Deux exports, deux usages
Arti.AI propose deux sorties, selon ce que votre comptable attend. L'export CSV des factures donne une vue claire et immédiate de ce que vous avez facturé, importable dans un tableur ou un logiciel simple. Le fichier FEC, lui, va plus loin : c'est le format d'écritures comptables que tout logiciel de comptabilité et tout expert-comptable sait lire. L'un se consulte, l'autre s'intègre — vous choisissez selon la demande.
L'export CSV des factures
Depuis la liste de vos factures, un bouton « Exporter (CSV) » télécharge un fichier unique reprenant toutes vos factures, une ligne par document. Vous pouvez le limiter à une année si votre comptable travaille par exercice. Rien à préparer : le fichier reprend les montants tels qu'ils figurent sur vos factures, sans que vous ayez à recopier quoi que ce soit.
- Le numéro de facture et sa date.
- Le client concerné.
- Le montant hors taxes, la TVA et le total TTC.
- Le statut du document — envoyée, partiellement réglée ou payée.
Le fichier FEC, importable partout
Le FEC — Fichier des Écritures Comptables — est le format défini par l'administration fiscale (arrêté du 29 juillet 2013). Son intérêt : il n'appartient à aucun éditeur. Tout logiciel de comptabilité l'importe, et tout expert-comptable sait le reprendre. Le fournir à la place d'un tableur maison, c'est parler la langue de votre comptable plutôt que de le forcer à traduire la vôtre.
Arti.AI construit ce fichier à partir de vos opérations bancaires catégorisées : chaque encaissement et chaque dépense devient une écriture en partie double, avec sa contrepartie de trésorerie, sa TVA et, quand elle existe, la facture rattachée. Vous choisissez la période, vous téléchargez le fichier, vous le transmettez. Ce que vous avez déjà classé au fil de l'eau dans l'application ressort prêt à intégrer.
Vos données, votre entreprise
Chaque export ne contient que la comptabilité de votre entreprise, jamais celle d'une autre. Le fichier FEC est réservé à l'administrateur — le gérant —, parce qu'il expose l'ensemble des écritures. L'export part de votre session, sous votre compte : il n'y a pas de mélange possible entre entreprises, ni de manipulation en coulisse. Ce que vous téléchargez, c'est votre activité, et rien d'autre.
Ce que ça change avec votre comptable
Un comptable qui reçoit un fichier importable ne ressaisit pas : il intègre. Les montants arrivent sans faute de recopie, la TVA est déjà ventilée par taux, et les échanges se raccourcissent — moins de « il me manque telle facture », moins de corrections après coup. Vous gardez la comptabilité complète chez votre expert (Arti.AI ne la remplace pas), mais vous lui donnez une matière propre, et vous récupérez le temps que vous passiez à la mettre en forme.
Les erreurs à éviter
- Attendre la fin de l'exercice pour tout classer : catégorisez vos opérations au fil de l'eau, le fichier final n'en sera que plus juste.
- Renvoyer un paquet de PDF à retaper : préférez un fichier que le comptable importe, pas qu'il ressaisit.
- Confondre les deux exports : le CSV donne la liste des factures, le FEC porte les écritures — demandez à votre comptable lequel il attend.
- Oublier de rattacher les factures aux encaissements : c'est ce lien qui rend les écritures exploitables sans questions en retour.
En résumé
Vous disposez de deux sorties comptables : un export CSV de vos factures, clair et immédiat, et un fichier FEC au format officiel, importable par tout logiciel et tout expert-comptable. Les deux se téléchargent en un geste, ne contiennent que les données de votre entreprise, et s'appuient sur ce que vous avez déjà saisi et classé. Le comptable importe au lieu de retaper — et la corvée de fin de période redevient un simple téléchargement.